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Pôle Technologique
"El Ghazala" La création du Pôle Technologique "El
Ghazala" des technologies de la communication en septembre 1999 répondait
à un besoin et s'inscrivait dans un contexte politique particulier. Il
s'agissait de concrétiser les choix technologiques du gouvernement
tunisien en matière de télécommunications, notamment favoriser
l'exportation de l'intelligence tunisienne vers le reste du monde. L'idée
était de réunir en un même lieu tant les entreprises privées que publiques
ainsi que les centres de formation, véritable creuset de cerveaux, créant
ainsi une synergie entre la formation, la recherche et la production. C'est ainsi que, étape après
étape, le Pôle a vu l'installation d'éléments modulaires (trois en tout,
de 6200 m2 chacune, soit un espace total de 18600 m2) destinés aux unités
industrielles de montage et de développement de logiciels, d'unités de
formation et de recyclage ainsi que d'un immense centre administratif et
de vie. La présence d'espaces dédiés à la
formation de cadres supérieurs, tels que l'Ecole Supérieure des
Communications (Sup-Com), l'Institut Supérieur des Etudes Technologiques
en Communication (Iset-Com), ou encore le Centre d'Information, de
Formation, de Documentation et d'Etude en Communication (Cifode-Com),
dernier-né de ces établissements de formation, constitue un remarquable
moyen d'asseoir le rôle stratégique et le caractère incontournable du parc
en matière de formation en technologies de l'information et de la
communication (voir encadré). Dans ce cadre, les divers lieux
consacrés à la recherche scientifique, les laboratoires spécialisés dans
les techniques de communication ainsi que les unités de développement de
logiciels, permettent de garder le plus longtemps possible, au sein du
Pôle même, les cadres et techniciens supérieurs qui y sont formés. Cette
politique s'est concrétisée rapidement par l'implantation d'une pépinière
d'entreprises au sein de laquelle les start-up de demain, menées par les
jeunes fraîchement diplômés, voient le jour (lire notre article concernant
la société Progress Engineering). De 7 à 40 sociétés privées en
deux ans Les sociétés Xtensus ou Progress
Engineering illustrent parfaitement ce rôle fédérateur du Pôle (voir nos
articles) qui abrite aujourd'hui une quarantaine d'entreprises privées
(contre 7 à ses débuts) offrant leurs produits et services tant sur le
marché local qu'à l'international. Ainsi, après les premières entreprises
privées, Alcatel Tunisie, Archimed, BFI, Cynex Software, Echonets, Irsit,
OmniaCom, PicoSoft, MRS etc, le Pôle abrite aujourd'hui une quarantaine de
sociétés spécialisées dans le développement de logiciels et applications
informatiques ainsi que la réalisation de solutions informatiques et
technologiques dans le domaine des télécommunications ou encore le Web
design et les applications multimédias. L'installation au Pôle de ces
entreprises doit cependant répondre à un certain nombre d'exigences
pré-établies dans un cahier de charges précis. En particulier,
l'entreprise qui émet le souhait de disposer d'un espace doit fournir,
outre les informations d'usage (statuts, nom, secteur d'activité,
description du projet etc), des éléments concernant les moyens de
financement et le chiffre d'affaires prévisionnel, son marché cible et les
principaux compétiteurs, des informations sensibles qui font l'objet d'un
examen approfondi de la part de la commission mise en place à cet effet.
Elles doivent également faire part des raisons de leur intérêt pour le
Pôle. Ainsi, ne trouveront une place dans la "Silicon Valley tunisienne"
que les entreprises qui auront su faire la preuve de leur
motivation. L'arrivée massive de nouvelles
entités de production a rapidement rendu nécessaire la création d'un
centre de vie qui a vu le jour au cours de la dernière tranche. Regroupant
deux restaurants, quelques boutiques, des agences de banques, un bureau de
poste ainsi que trois salles de conférence (pouvant accueillir
respectivement 400, 100 et 70 personnes), ce centre permettra certainement
aux liens de se tisser ou de se renforcer, conformément à l'esprit de
famille qui règne au Pôle, y compris su sein de l'administration, et qui
contribue notoirement au succès de ce dernier. En effet, depuis l'année 2000, le
Pôle figure dans la liste des 43 technoparcs membres de l'Organisation
Mondiale des Parcs Scientifiques, bénéficiant ainsi d'un réseau de
coopération au niveau international. Dans cette même perspective, le Pôle
a profité de la conclusion de conventions de coopération avec des parcs
européens similaires, en particulier le Parc Technopolis de Bari (Italie)
et le parc Sophia Antipolis (France), pour, dans une première étape,
organiser des visites réciproques afin d'échanger points de vue et
expériences puis, dans une prochaine étape, créer un niveau de
collaboration plus complexe grâce au développement de projets
concrets. Il ne leur reste plus qu'à mettre
à jour leur site Internet pour que tout soit presque parfait…
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